Cap-Vert / Fogo 2014

Le volcan Fogo au Cap-Vert est entré en éruption le 23 novembre 2014. Sa dernière éruption remontait à 1995. Malheureusement je n’ai pu partir rapidement sur les lieux pour assister aux fontaines de lave et aux premières coulées. C’est donc le 15 décembre que j’ai quitté Paris pour rejoindre ce volcan lors d’un voyage « Aventure et Volcans – spécial éruption ».


Voici une petite rétrospective photographique de ce voyage. Retrouvez encore plus d’images volcaniques sur ma page Volcans du Cap-Vert.

Après une nuit en vol et une escale à Lisbonne, nous voici à Praia, capitale du Cap-Vert, sur l’île de Santiago. Le volcan Fogo est à environ 90 km à l’ouest d’ici sur l’île du même nom. L’aéroport y étant fermé c’est en ferry que nous rejoindrons la petite ville de San Felipe sur l’île de Fogo.

En attendant le départ du ferry en milieu d’après-midi, Nous avons un peu de temps libre pour découvrir la ville de Praia.



Pour l’instant le volcan du Fogo ne nous apparait que sur le mollet de Lucas notre guide et sur le mur d’un restaurant de Praia!

Bien-sûr un petit détour par le marché s’impose, histoire de s’imprégner de l’ambiance et des odeurs typiques.


Nos caméras et appareils photos semblent attirer cette jeune enfant de Praia!

Au restaurant Quintal Music de Praia, où de nombreuses célébrités du Cap-Vert – telles que Cesaria Evora – ont débuté, nous découvrons le vin de la caldeira du Fogo, mis à mal par l’éruption actuelle.

Quelques rudes heures de bateau mettent à mal nos estomacs. De plus, nous faisons un détour par l’île voisine de Brava pour chercher un malade qui doit être hospitalisé à San Felipe, la principale ville de Fogo. Dès notre arrivée à San Felipe, après un rapide passage à l’hôtel, nous partons pour la caldeira du Fogo. Nous sommes enfin sur le terrain, ce 17 décembre 2014 vers 3h du matin! Nous approchons du cratère en activité strombolienne soutenue.



L’incandescence des coulées de lave qui s’épanchent dans la caldeira est bien visible. Nous aurons plusieurs journées pour observer l’avancée de ces coulées et les dégats qu’elles occasionnent.

 


De retour à l’hôtel à San Felipe en début de matinée pour un peu de repos et petit tour dans la ville avant de repartir vers le volcan, assez tard dans l’après-midi car ici tout semble compliqué et se lier contre nous… Cette fois-ci nous faisons le trajet de jour et cela nous permet d’observer les cratères adventifs sur le flanc de la montagne.


Le Pico do Fogo, sommet du volcan, avec ses 2829 m d’altitude est également le point culminant du Cap-Vert. Il n’est plus actif depuis 1921. Les dernières éruptions, en 1995 par exemple, ainsi que l’actuelle, ont eu lieu sur ses flancs. Un panache blanc est bien visible au dessus du cratère actif.


Un premier aperçu des dégâts dus aux coulées. Ces abris typiques n’ont qu’un répit avant d’être emportés par la coulée visible en arrière-plan.

Le soir arrive, nous rejoignons le front d’une coulée de lave. Doucement mais sûrement la lave avance et la chaleur qui en rayonne nous impose de reculer sans cesse.



Nous devions sortir au plus tard à 20h selon l’autorisation donnée par la protection civile, mais – bien-sûr – il est difficile de quitter un tel spectacle. « Punition » pour notre retard: nous ne sommes pas autorisés à entrer dans la caldeira avant 15h le lendemain. La matinée du 18 décembre est donc mise à profit pour faire quelques courses et visiter un peu la ville de San Felipe.


Baignade et repos en bord de mer sur la côte nord-ouest de l’île à la petite plage de Ponta Da Salina. L’origine volcanique de ce sable noir ne fait pas de doute!


De Ponta Da Salina partent également des barques de pêcheurs. Notre déjeuner sera donc composé de succulents poissons. Nos 2 guides Lucas et José nous montrent les prises!

Sur le bord de la route côtière, les araignées semblent également préparer leur déjeuner…

 


L’éruption en cours à déjà ensevelie 3 villages de la caldeira du volcan. Dans le village de Achada Furna des tentes ont été montées pour héberger les réfugiés qui n’auraient pas pu être relogés dans leur famille.

Nos guides eux-mêmes ont perdu leurs maisons construites dans la caldeira. Ici José et sa famille.



Comme prévu nous reprenons la route de la caldeira du Fogo pour y entrer vers 15h ce 18 décembre. Pentes érodées et cratères adventifs ponctuent le trajet.


Quelques arbustes sous une belle lumière, contrastent avec l’ombre de la paroi de la caldeira. Le rempart montagneux de la caldeira plonge celle-ci progressivement dans l’ombre dès 15-16h environ.

Ce n’est que désolation que nous contemplons dans la caldeira. Les coulées de lave ont coupé les routes et demandé l’ouverture de chemin de contournement. Les villages de Portela et Bangaeira ont totalement disparu sous la lave.


Le vin de la caldeira du Fogo va se faire maintenant malheureusement rare, vignes et caves vinicoles ayant été durement touchées par les coulées de lave!


A Portela, un « skylight » permet d’observer une coulée souterraine encore bien active.

 

Une coulée de lave approche de la route de contournement, nous la rejoignons en quelques minutes. Avant de repartir certains d’entre-nous accompagnent des volcanologues au sommet d’un ancien cratère, le Monte Beco. Un vol de drone devrait permettre de faire des mesures de gaz dans la caldeira. Le Monte Beco offre également un bel aperçu sur le cratère actif du Fogo, à la condition d’avoir une longue focale.


Le lendemain, 19 décembre, nous nous arrêtons un peu avant l’entrée de la caldeira pour regarder l’ancienne coulée de 1951 qui déborda de la caldeira. Nous immortalisons aussi dans la caldeira quelques massifs de fleurs qui n’ont pas été détruits par l’activité actuelle du volcan.


Après cet intermède botanique, le volcan reprend ses droits et dans l’après-midi nous longeons une coulée pour observer son avance et ses ravages. Des habitants sont venus récupérer quelques dernières affaires. Un paysan essaie de sauver sa récolte avant qu’elle ne soit détruite par la lave.


Une dernière soirée sur le Fogo s’annonce. Par petits groupes, nous nous dispersons sur le volcan, approche des coulées pour certains, ascension du cratère pour d’autres…

Pour ma part, je m’installe sur un petit monticule au pied du Monte Beco, et m’essaie aux poses longues…

Le 20 décembre sonne l’heure de notre retour à Praia (quelques heures de ferry à endurer…). Au programme, avant de prendre l’avion, la visite du village historique de Ribera Grande.


A Ribeira Grande, nous allons à la rencontre d’une embarcation de pêcheurs.

Dans les rues de Praia il y a une certaine animation: Noël approche, c’est la fête! Pour nous, c’est l’heure du retour en France.

 

 



Texte  et photos: Pascal Blondé – Voyage « Aventure et Volcans » effectué en Décembre 2014

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