Ethiopie 2015: Dallol, Erta Ale, lac Karoum

C’est mon troisième séjour sur les volcans éthiopiens et – vous allez le voir – cela reste toujours aussi intéressant et vaut largement le déplacement! Un lac de lave bien agité et dont la surface est à moins d’une dizaine de mètres du bord du pit-cratère nous a incité à organiser ce voyage supplémentaire.

Petite rétrospective photographique de ce voyage. Retrouvez encore plus d’images volcaniques sur mes pages Erta Ale, Dallol et Lac Karoum.

Rencontre avec Lucy à Adis Abeba et les habitants de Mekele

Couronnes des empereurs éthiopiens.

Départ le 20 janvier 2015 et nuit en vol dans un Boeing 787 Dreamliner de Ethiopian (mon premier vol en 787…). A notre arrivée nous faisons un détour par le musée d’Adis Abeba pour rencontrer Lucy et ses amis… et en apprendre un peu plus sur la riche culture éthiopienne.


Australopithecus garhi, 2.5 millions d’années.
Moi (mais non…)
et Lucy.


Survol de la ville de Mekele

Ce voyage rapide étant orienté « volcans » pas de temps pour du tourisme sur les hauts plateaux éthiopiens et c’est en avion que nous rejoignons Mekele au nord du pays. Nous ferons pareil au retour, de quoi faire le programme volcanique du circuit 13 jours en une dizaine de jours!

Notre hôtel dispose d’une piscine (nager à une altitude de 2300 mètres est une expérience à faire, on se fatigue vite). Aux alentours de notre hôtel, d’autres hôtels en construction et un quartier ‘ordinaire’ de la ville, les enfants nous y accueillent comme il se doit!


La nuit tombée retour à l’hôtel. Guy de Saint-Cyr nous explique le détail de notre séjour dans la dépression de Danakil.


Le désert de Danakil et son peuple, les Afars

22 janvier, départ en 4×4 par une bonne route (puis bonne piste), les paysages deviennent plus « rudes ». Bon accueil à Bera Ale mais le match de football de la CAN semble captivant. Guy nous distille ses explications sur la géologie de la région et l’activité volcanique qui y est liée.


Arrivée au village d’Ahmed Ela. Ca sera notre point de base pour les visites à Dallol et au lac Karoum. Nous y dormirons sous la tente et y prendrons les repas du soir.


Dallol, une explosion volcanique de couleurs!

Matin du 23 janvier. En route pour Dallol nous roulons sur le lac salé Karoum. Les motifs géométriques de sa surface se sont formés lors de l’assèchement.



Première visite volcanique du voyage, nous voilà enfin (« déjà » pourrait-on dire par rapport aux années précédentes) à Dallol et le festival de couleurs nous enchante toujours. Travertins ou fines membranes translucides, jaunes, blancs, ocres, rouges, Dallo est fidèle à ce que l’on attend de ce site unique au monde. Seules les mares d’acides vertes sont un peu petites.



En milieu de journée, la fournaise de Dallol mérite sa réputation: plus de 40°C, avec un vent qui nous apporte heureusement un peu d’air. Rien de tel tout de même qu’une sieste après le déjeuner…


Un lac et ses coulées blanches: la Bischofite de Dallol

Dans le courant de l’après-midi visite de 2 sites au pied de la « colline » de Dallol. Un lac de Bischofite avec sa petite « rivière »: on pourrait presque croire voir couler de la cire de bougie! Le second lac est d’un noir profond et à sa surface apparaissent des petits bouillonnements jaunes vifs.


Retour à Ahmed Ela pour la nuit. Guy et le groupe retrouvent les enfants du village, toujours prêts à poser!


Au lac Karoum, des travailleurs d’un autre âge!

Ahmed Ela, second jour. Nous réservons la matinée à la découverte de l’exploitation de sel sur le lac Karoum. Ils sont moins nombreux mais toujours présent, ces travailleurs de « force », cassant la croûte de sel et la taillant de mains de maître en briques de taille identique… et cela dans la fournaise ambiante, sous une lumière aveuglante, les pieds attaqués par l’eau salé!



Dallol, encore des coins pour s’extasier…

Suite de la journée à Dallol avec une randonnée dans les canyons de sel, lieu envoutant et mystérieux. Notre guide afar nous narre les phénomènes étranges et inexpliqués qui s’y sont produit.




Tout aussi intéressante est la ville fantôme de l’ancienne exploitation italienne de potasse, abandonnée vers 1930.

Un dernier aperçu des couleurs surnaturelles de Dallol


Nous partons à la rencontre des caravanes de sel. Les dromadaires, dans une démarche majestueuse, portent leur charge de plaques de sel. La modernisation arrive, le transport du sel à dos de dromadaires se limite maintenant au trajet du lac Karoum à Bera Ale et non plus Mekele. Malgré cela, la tâche reste rude.


24 janvier. Dernier soir au village de Ahmed Ela. Les choses ont bien évoluées depuis mon dernier séjour en 2007: une antenne de téléphone portable a vu le jour. Invités à boire le café, nous assistons à sa préparation. Toréfié à la demande, le café demande une bonne heure avant d’être servi. On est bien loin du « petit noir » du comptoir parisien!


L’Erta Ale en ligne de mire

25 janvier. S’il reste encore une partie du voyage où la piste mérite son nom, c’est le trajet Ahmed Ela – Kursewad au pied de l’Erta Ale. Soulevant des nuages de poussières, les 4×4 prennent la direction du sud pour un peu moins de 80 km. Ici pas de camion, ni réseau de téléphone portable! Le sol est craquelé et asséché sous la fournaise du soleil.


Kursewad est un « village » au milieu de nulle part, en plein désert de sable. Nous y retrouvons une présence humaine. Difficile à croire qu’on puisse y vivre!


Dernière étape de notre périple: le volcan de l’Erta Ale. Au pied du volcan bouclier, un véritable petit camp avec des cabanes. C’est ici que s’arrêtent les 4×4 et débute la randonnée de 4 heures, de nuit pour profiter de la fraicheur.


Arrivés au bord du pit-cratère vers 0h le 26 janvier nous contemplons enfin le lac de lave. Il s’agite fréquemment, sa surface se boursoufle, se fissure et des jets de lave apparaissent. C’est l’extase! Nos matelas posés à même le sol à quelques mètres du pit cratère, nous nous donnons tout de même quelques heures de repos avant d’être de retour au poste d’observation au petit matin.


Petit déjeuner dans les abris construits au bord de la caldeira avant de s’équiper pour l’exploration du pit cratère nord.
La morphologie de ce cratère a totalement changée depuis mon dernier passage, il faut dire qu’entre-temps un lac de lave s’y était reformé. A présent, il reste des coulées refroidies d’un noir profond très photogéniques, contrastant avec les alentours.


Retour au pit cratère sud et à son lac de lave. Il semble que certaines projections de lave dépassent de temps à autre les limites du cratère. Même en pleine journée l’incandescence est bien visible. Nous sommes vraiment comblés par un tel spectacle!



L’imposant hornito qui trône pas loin du cratère est un point d’observation hors pair pour avoir une vision sur l’ensemble de cette grande caldeira de l’Erta Ale.

Dernières images de l’Erta Ale en cette soirée du 26 janvier.

Ce voyage « Aventure et Volcans » se termine. Ambiance sympathique, bon accueil et volcans en forme (petite « faiblesse » de Dallol pour les mares d’acides tout de même). A bientôt Ethiopie!


Texte et photos: Pascal Blondé – Voyage « Aventure et Volcans » effectué en Janvier 2015.

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