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Rapidement, dès la fin du déchargement de l'hélicoptère, nous nous approchons des
bords du cratère sud: le lac est vraiment petit, une trentaine de mètres au plus,
perdu à 100 mètres de profondeur! Point positif, il n'y a que peu de gaz et la vision
serait plutôt bonne s'il n'y avait pas cette lumière crue du soleil de la mi-journée.
Les abords du cratère sont plutôt instables. Nous remarquons des éboulis sur la
terrasse 60 mètres plus bas mais également au pied de celle-ci sur le plancher du
cratère.
Dès le coucher du soleil les parois se teintent de rouge.
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25 novembre. Sous l'éclairage matinal le cratère vire au rose-violet avant de
disparaitre sous l'éclairage plombant du soleil. Nous nous rabattons alors sur le
cratère nord dont nous ne voyons pas le fond car emplis de gaz et grimpons sur les
rebords de la caldeira.
A 16h30, alors que presque tout le monde somnole au campement, des clameurs
parviennent du cratère sud: le niveau du lac de lave est monté et celui-ci commence
d'ailleurs à déborder. Le trop-plein s'écoule en une cascade et rapidement une
coulée se forme et prend la direction du sud. Plus tard, la coulée se scinde en deux.
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La surface du lac est très agitée, la "peau" noire se plisse, se fissure et s'en va
comme "aspirée" par la coulée. Des fontaines de lave giclent sur les rebords du lac.
Ce spectacle - que nous n'attendions pas - s'arrête progressivement vers 20h30. Un
évènement qui fait finalement oublier la petite taille du lac.
Le lendemain nous rêvons encore à des débordements mais malheureusement aucun
évènement de ce genre est à signaler. Ballades dans la caldeira du volcan; on
remarque énormément de cheveux de Pelée sur les abords du cratère sud.
| Départ le 27 au matin. L'hélicoptère est de retour et nous dépose à Dallol dans la dépression de Danakil. Altitude: -120 mètres!. Trois heures à comtempler le résultat de l'interaction entre volcanisme et hydrologie. Beaucoup trop court pour tout voir. Malgré la chaleur qui dépasse les 40°C (encore heureux que ce soit l'hiver) nous passerions bien une journée ou deux ici. |
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Redécollage pour un dernier voyage aérien vers le village de Hamad Ela près du lac Assale. Ici, depuis plus de 10000 ans, 10000 hommes taillent des plaques de sel à la surface du lac dans une chaleur intenable. De longues caravanes de sel prennent la route de la montagne où le sel sera vendu à Mekele.
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Nous aussi nous partons vers la montagne - en 4x4 cette fois-ci - croisant les caravanes qui redescendent de Mekele lourdement chargées.
La montagne éthiopienne ne ressemble en rien au désert de la dépression de Danakil. L'Ethiopie nous offre maintenant une autre vision, celle des hauts-plateaux. A Mekele, c'est par la route que nous rentrons à Adis Abeba, appréciant la gentillesse des Ethiopiens.
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Arrêt à Lalibela, site classé au Patrimoine de l'Humanité par l'UNESCO. Ici, après la prise de Jérusalem par Saladin à la fin du 12eme siècle, le roi Lalibela s'est lancé dans la construction d'une "nouvelle Jérusalem" en plein coeur de la montagne éthiopienne. Pendant 23 ans les hommes tailleront la roche le jour - et les anges la nuit - pour bâtir onze églises monolithes creusées à même la roche.
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Texte et photos: Pascal Blondé - Voyage effectué en Novembre 2003