Vanuatu 2011

Novembre 2011, de retour au Vanuatu quatorze ans après mon dernier séjour, j’ai au programme de ce voyage « Aventure et Volcans » le Yasur, Ambrym ainsi que le volcans Garet sur l’île de Gaua. Petite rétrospective photographique de ce voyage.

Retrouvez ma galerie d’images volcaniques: https://pascal-blonde.info/galeries/?dir=volcans/vanuatu

Efate – Port Vila

De la capitale du Vanuatu Port-Vila sur l’île d’Efate, quelques vues du marché coloré: igname, tarot, patate douce, mangue,… on fait les dernières courses au Leader Price (si, si, ce sont les mêmes enseignes qu’en France) avant d’embarquer pour l’île de Tanna avec l’ATR 72 de Air Vanuatu.



Tanna

9 novembre. Arrivée sur l’île de Tanna. En rejoignant Port-Résolution où nous logerons, nous passons au pied du volcan: aucun panache n’est visible, il y a de quoi s’inquiéter…

Les sourires des enfants de Port-Résolution.
Nos cases à Port-Résolution.

Nous restons à Tanna jusqu’au 12 novembre, ce qui nous permet de flaner dans les environs entre nos randonnées sur le Yasur. Au programme, banians, cocotiers, cabanes dans les arbres hors d’atteinte des moustiques, la baie des requins, un test de la boisson locale le Kava et un déjeuner chez Lea en bord de mer…


Un Banian
Savoir grimper dans les cocotiers est indispensable!
Construire dans les arbres à l’abri des moustisques!
L’école francophone.
Une fougère.
Le « casse-croûte » local!
Déjeuner chez Lea en bord de mer.


Préparation du Kava.

Il est indispensable de goûter à cette boisson qu’est le Kava, aux propriétés anesthésiantes et euphorisantes. Sa consommation est généralement interdites aux femmes. Nous profitons aussi de notre ballade pour rejoindre la Baie des Requins où du haut de la falaise il est possible de voir évoluer les squales.


Trois vues de la baie des requins.


La plage de Port-Résolution.
Baignade dans des source chaudes

Nous commençons la partie volcanique du voyage par la plage de la baie de Port-Résolution. Sur le trajet des sources d’eau chaude, une habitante du coin nous montre l’utilisation des terres « argileuses? » colorées comme décorations corporelles. Ne pas oublier également de se baigner dans les sources chaudes, du moins là où l’eau n’est pas brûlante.

Les terres colorées sont utilisées…
…comme décorations corporelles.
Une des sources chaudes (brûlante même!)


Tanna, le volcan Yasur

Une boite aux lettres au pied du volcan!

Nous montons sur ses flancs du Yasur le soir du 10 novembre. Deux parkings voitures P1 et P2, une boite aux lettres, un chemin d’accès piétons bétonné depuis peu, il ne manque que les buvettes et les marchands de souvenirs !
La crainte de ne rien voir retombe rapidement, il y a bien des éruptions – mais très peu de panaches de cendre. Le spectacle n’est pas très excitant si on se contente de rester près du chemin d’accès, sur les crêtes sud et est. Seul le haut des éjections de lave est alors visible.

Deux petits panaches de cendres…
…le soir du 10 novembre.

Il faut continuer jusqu’au flanc nord où les cratères s’offrent en enfilade. A cet endroit, les observations sont meilleures: le cratère du second plan a une activité strombolienne assez traditionnelle, avec de fortes détonations, et l’intervalle entre les éruptions n’est que de quelques minutes au maximum. Encore plus intéressant est le cratère nord qui est à nos pieds. Au fond de celui-ci, une bouche incandescente éjecte des lambeaux de lave en une activité quasi permanente, ponctuée de temps à autre d’une éruption plus puissante.
Ce soir-là, nous restons sur place à contempler le spectacle de 16h30 à 20h.

Trois vues du spectacle…
…que nous offre le Yasur…
…le soir du 10 novembre…
… et le 12 novembre.


Devant le Yasur en activité (10 novembre).
Même spectacle le 12 novembre.

Nous retrouvons le Yasur pour une seconde nuit le 12 novembre de minuit à 7h30. L’activité des deux cratères n’a pas bougé, le volcan est toujours autant « en forme ». Tout comme la première nuit, l’activité strombolienne continue dans le second cratère à un rythme soutenu. Aucun panache de cendres imposant n’est visible, ce qui ne nous empêche pas d’être fouettés par la cendre que le vent, toujours assez violent, soulève.

Cette fois-ci, nous cherchons un meilleur point d’observation du cratère nord. Un emplacement est vite repéré: une terrasse en pente, dans la partie ouest du volcan. La puissance des explosions est assez régulière, il n’y a pas de danger excessif à y séjourner quelque temps. En y arrivant, la vision est vraiment spectaculaire et intéressante car le fond de la bouche incandescente est visible. Le magma y bouillonne et éjecte des lambeaux de lave. De temps à autre, de véritables bulles de gaz explosent sous nos yeux.

Projections de lambeaux de lave (12 nov).
Explosion d’une bulle de lave (12 nov).
Au petit jour l’activité reste visible (12 nov).


Station de mesures du Yasur.

Nous quittons le Yasur en faisant un détour par la station de mesures installée sur un petit cône adventif du Yasur. Celle-ci se compose de plusieurs grosses caisses plastiques empilées et est alimentée par des panneaux solaires. Notre guide, qui travaille pour le centre de recherche sur le volcanisme de Port-Vila, profite de son passage pour mettre à jour la station. Cette fois-ci, il s’agit d’y ajouter un petit boîtier GSM pour renvoyer les alertes rapidement par le réseau téléphonique mobile.

… du Yasur avant de quitter l’île de Tanna.
Petit arrêt au pied du cône de cendres…


Ambrym

Arrivés en Twin-Otter à l’aéroport de Craig-Cove, nous rejoignons directement le village de Lalinda où nous rencontrons le chef du village. Nous nous détendons les jambes dans le village, l’ascension du volcan est pour demain!

Le Twin-Otter est un des petits avions desservant les îles.
A l’intérieur du Twin-Otter.
Le chef du village de Lalinda nous accueille.
Les jeunes s’amusent en bord de mer.
Moment de détente pour les femmes de Lalinda.
Un enfant de Lalinda.
Dernier repas avant l’ascension, 13 novembre au soir.


La caldeira d’Ambrym et ses volcans

Le pickup nous mêne le plus loin possible.
Ciel couvert dans la caldeira (17 nov).

Dès notre arrivée dans la caldeira, la grande plaine de cendres au sommet de l’île d’Ambrym, le 14 novembre, nous montons au Marum mais la météo se mêle de la partie: visibilité nulle. Sur les quatre jours passés dans la caldeira, un seul seulement permettra des observations. Le reste du temps se passe donc sous la pluie et dans les nuages…

Les jeunes feuilles des fougères…
…sont d’un rouge éclatant.
Athanases, notre guide nous prépare un coeur de palmier frais.
Les dessins sur la cendre sont une des spécialités d’Ambrym.
La station de mesures d’Ambrym, extérieur…
…et intérieur.
En route pour le Marum (première tentative le 14 novembre).
Le Benbow dans les nuages (16 novembre).

 


Le 17, une accalmie se présente. Nous montons sur les crêtes du Benbow, mais son cratère rempli de gaz rend la visibilité mauvaise. Inutile de descendre donc sur la première terrasse; de plus, le temps nous est compté car nous allons enchaîner avec le Marum.

Le 17 novembre, profitant d’une accalmie…
…nous montons sur le Benbow.
A nos pieds, le cratère du Benbow.
Champ de boue sur le Marum.
Ancien volcan près du Marum.
Difficile d’apercevoir le lac de lave!


En arrivant sur les crêtes du Marum, nous sommes enfin récompensés et pouvons nous régaler avec son lac de lave, de façon épisodique en raison de la grande quantité de gaz remplissant le cratère, de la vapeur d’eau car il a plu fortement ces derniers jours. Le lac de lave est assez profond et petit par rapport à ce qu’il était il y a quelques mois encore. De l’autre côté de l’arête centrale coupant en deux le cratère, un fort dégazage se fait entendre et son niveau sonore couvre le bruit du bouillonnement du lac de lave.

A signaler aussi les imposants panaches blancs s’échappant des Niri Taten Mbwelesu et Niri Mbwelesu et ne laissant donc malheureusement rien voir des entrailles des cratères.

Quelques vues du lac de lave…
… assez petit et profond!
Au 200mm avec mon EOS 50D.
On retourne au campement!.


La traversée de la caldeira d’Ambrym.

Nous quittons la caldeira le 18 novembre au matin en contournant le Marum pour descendre par le versant nord, pour rejoindre le village d’Endu. Au passage nous croisons nombreuses orchidées.

En approchant de la forêt à la limite de la caldeira…
… nos tombons sur de nombreuses orchidées.


Un peu de repos à Endu (Ambrym nord)

Après une descente sous les trombes d’eau, nous devons encore affronter une rivière en crue en bord de mer. Juste le temps d’étendre le linge avant l’orage violent…

La rivière à franchir.
Sécher le linge…
… avant l’orage violent.


Le repos est très apprécié et nous mangeons de vrais repas, ce qui change des sachets de nourriture lyophilisés. Nous flânons dans le village, l’accueil y est vraiment sympathique. Quelques images d’Endu.

La famille qui tient le « Guesthouse ».
L’église.
Tissage de natte avec des feuilles de Pandanus.
Une mère et son enfant.
Peu de choses pour faire un hélicoptère.
Quelques notes de guitare…
Le village d’Endu
Les matériaux de construction se trouvent sur place.


Racines de Kava.

Dans le village d’Endu à la végétation naturelle s’ajoute les nombreuses plantes florales qui ornent les jardins. On nous montre également les racines de Kava servant à la préparation du breuvage « national ».


Le comité d’accueil d’Endu:
… ses araignées…
…et ses chenilles…
…qui ont plutôt de l’appétit.


Les danses sont exécutées par les hommes qui porte un nambas « etui pénien », les enfants portant eux de larges feuilles en guise d’habits. Un avantage important en cas de pluie, il n’y a vraiment pas grand chose à sécher. De notre côté, on s’embête avec des capes de pluie..


Nous rejoignons Ulei et quittons Ambrym…
…en bi-moteurs Harbin Y12.


Gaua

Le frêt local: chaque pastèque a son étiquette bagage!

Après une nuit de récupération dans un hôtel de Luganville sur l’île d’Espirito Santo, nous embarquons le 21 novembre dans un avion pour la petite île de Gaua. Au centre de l’île se trouve le volcan qui nous intéresse: le Garet avec, à son pied, le lac Letas.

Nous assistons tout d’abord à la « Water Music ». Un groupe de femmes nous interprête un véritable concert en tapant en rythme dans l’eau, au bord de la mer. Une recherche sur internet avec les mots-clés « water music », « wata music » ou « musique de l’eau » et « Vanuatu » vous permettra de trouver des vidéos des internautes. A la fin du concert, nous leurs montrons nos vidéos.



22 novembre: trois heures et demi de montée le lendemain pour rejoindre le lac Letas et se rendre à l’évidence. Le temps maussade bouche la vue, et même le tour en pirogue sur le lac se fait sous la pluie. Nous ne rejoignons pas le pied du volcan, pas de camping, nous retournons au village.

Le lac Letas et le volcan Garet.
En pirogue sur le lac Letas.
Survol de petits îlots du Vanuatu.
A Luganville, pas de tableau électronique pour afficher les vols!


Efate

Nous voici de retour à Port-Vila sur l’île d’Efate. Nous avons encore une journée avant d’entamer le long voyage aérien de retour vers la France. Ce 24 novembre est consacré à un petit tour d’Efate. Ile très touristique, nous comprenons rapidement que nous ne sommes plus dans le monde d’Ambrym ou Gaua. A chaque arrêt nous retrouvons les mêmes groupes de touristes. Malgré cela nous en gardons un bon souvenir.

Baignades dans…
…le Blue Lagoon.
Enfin, nous voyons ce « poisson poulet » au menu de nombreux restaurants.
En bord de mer.


A plusieurs reprises nous assistons à des danses comme partout ailleurs au Vanuatu et visitons des villages « typiques ». C’est, on s’en doute, orienté vers le tourisme mais cela nous permet d’obtenir un certain nombre d’explications sur la culture et les traditions.


Le 25 novembre, aux premières lueurs du jour, notre boeing 737-800 d’Air Vanuatu décolle de Port-Vila en direction de l’Australie. Notre voyage s’achève dans la grisaille, déjà omniprésente depuis quelques jours. Il est temps de rentrer, la saison pluvieuse a vraiment démarré!


Texte et photos: Pascal Blondé -Voyage « Aventure et Volcans » effectué en Novembre 2011.

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