Le Guatemala, terre de l’éternel printemps

La terre des Mayas offre une large palette de couleurs. Pour le plus grand plaisir des yeux, on y passe allégrement du vert de la nature au rouge des habits et des volcans en passant par le bleu des lacs.

Retrouvez ma galerie d’images des volcans du Guatemala: https://pascal-blonde.info/galeries/?dir=volcans/guatemala_costa-rica


…des facades colorées.
Les rues d’Antigua arborent…

Antigua, à 45 minutes de la capitale du Guatémala, déroule les charmes de son passé de ville coloniale. En parcourant ses rues pavées on y découvre les riches demeures baroques. Ici, un mur rouge brique, plus loin un jaune vif qui claque sous le soleil. A voir aussi les monuments tels le Palais des Capitaines Généraux, le couvent Las Capuchinas et les églises de Santa Clara et de la Merced.

Cour de l’Université de Antigua

Les colonnes sont ici larges et basses, pas seulement pour se conformer au style architectural mais aussi pour renforcer la stabilité lors des fréquents séismes.

Antigua fut la troisième capitale du Nouveau Monde à voir le jour après celles du Mexique et du Pérou. Elle s’appelait alors Santiago de los Cabaleros. A la suite d’un séisme qui la détruisit sérieusement, les Guatémaltèques déplacèrent leur capitale plus loin: à Guatémala City (où… un récent tremblement de terre tua 26000 personnes en 1976).

Des excursions sur le volcan Pacaya.

De nuit, sur la route reliant Antigua à Guatémala City, des lueurs rouges dans le lointain trahissent la présence du volcan Pacaya. De nombreuses échoppes pour touristes à Antigua vous proposent même pour quelques dollars une – trop – courte excursion le soir tombant. Mais y passer la nuit est encore plus exaltant. Le volcan expulse violemment de ses entrailles à intervalle plus ou moins régulier des bombes volcaniques qui retombent et roulent sur les flancs du cratère. Les nappes de gaz et la brume qui défilent sur les pentes de cendres noires se teintent en rouge-orangé.

 

4 vues du volcan Pacaya.


Le Guatemala paie durement sa situation géologique à cheval sur le point de rencontre entre trois plaques tectoniques (Cocos, Caraïbes et nord Américaine). On y recense plus de 30 volcans historiquement actifs, et de nombreux tremblements de terre ont prélevé leur quota de vies humaines.

Deux grands reliefs montagneux hérissent le pays. Le premier, la Sierre Madre, parcoure le Guatémala parallèlement à l’océan Pacifique. La cordillère de Cuchumantanes, elle, rejoint la mer des Caraïbes par le centre du pays. Les plaines côtières et la jungle tropicale contrastent avec ces montagnes qui culminent à 4200 mètres.

« C’est Côme avec, en plus, plusieurs immenses volcans! »

Le lac Atitlan
Une femme aux habits colorés ajuste son chapeau, au village de Santiago sur les rives du lac Atitlan.

A une altitude de 1562 mètres, au pied de trois volcans actuellement endormis, le Toliman, l’Atitlan et le San Pedro, s’étend l’un des plus beaux lacs du monde, le lac Atitlan. L’écrivain Aldous Huxley n’y va pas par quatre chemins: « Lake Como, it seems to me, touches on the limit of permissibly picturesque, but Atitlán is Como with additional embellishments of several immense volcanoes. It really is too much of a good thing. » Panajachel, la principale cité aux abords du lac, offre tous les services touristiques nécessaires: hôtels, restaurants, centres de loisirs et bureau d’informations touristiques. Mais très vite on rejoindra un des petits villages sur le pourtour du lac grâce aux petites embarcations motorisées.

Des jeunes filles à San Catharina sur les rives du lac Atitlan.

Une dizaine de villages et autant d’artisanats différents. A Santa Catarina Palopo, les femmes s’affairent sur de petits métiers à tisser pour fabriquer le costume local d’un bleu profond. Dans le village voisin de San Antonio Palopo, l’agriculture domine, associée à la fabrication de produits en fibre d’agave et en joncs tirés du lac. Les spécialités de Santiago Atitlan, le plus grand de ces villages, sont la peinture à l’huile ou à la gouache représentant les paysages et la vie sur les bords du lac Atitlan, ainsi que la confection d’objets en bois taillé.

Plus loin, sur les hauts plateaux, la route Panaméricaine CA-1 rejoint Quetzaltenango à 2300 mètres d’altitude. Cette ville possède les plus anciennes constructions coloniales du pays.


Des habits en 325 variations de motifs et couleurs.

Une femme portant son paquetage sur la tête au marché de San Francisco Del Alto

A quelques kilomètres de là, San Francisco El Alto et son marché. C’est un lieu de rencontres et d’échanges pour les indiens Quichés. Venus y vendre leur production ou y acquérir l’objet de première nécessité qui leur manquait, ils portent tous des vêtements éclatants. Motifs et couleurs se conjuguent en 325 styles différents marquant l’appartenance à tel ou tel village.

Tissus colorés mayas au marché de Chichicastenango.

Le marché de Chichicastenango est plus grand mais aussi plus connu des touristes. Il offre sans doute un cachet moins authentique. Il ne faudrait tout de même pas y manquer l’église de Santo Tomas édifiée en 1545. Ici, dans une atmosphère d’encens, de fleurs multicolores et de cierges, les indiens se recueillent en mariant rites mayas et chrétiens.


Masques mayas au marché de Chichicastenango
Masques mayas au marché de Chichicastenango
Stand de poterie au marché de Chichicastenango
Tissus colorés mayas au marché de Chichicastenango


Aujourd’hui, le Guatémala est une république où se côtoient 8 millions d’habitants et plusieurs cultures: principalement les mayas et les mestizos, métis d’indiens et d’espagnols.

De la célèbre civilisation maya qui développa les arts et les sciences – astronomie et mathématiques entre autres – il reste les sites archéologiques de Tikal et Iximché. Mais les traditions, elles aussi, semblent ne pas encore avoir totalement disparu de nos jours.



Texte et photos: Pascal Blondé – Voyages « Aventure et Volcans » effectués en Février 1994 et Mars 1996.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *